oh winter.
J'ai des frissons qui parcourent tout le long de ma colonne. Les flocons tombent du ciel. Je regarde au loin et tout ce que je vois, c'est le froid. Les immeubles sont recouvert d'une fine couche de neige. Le sol caché par un drap blanc. Je m'amuse à faire de la fumé avec l'air chaud de ma bouche. Je ne suis pas seule sur ma rue, des autos passent, les bus passent ainsi que les écoliers. Aujourd'hui, je n'irai pas en cours. Je me balladrai au centre-ville pour remettre mes idées en ordre. Je cache mon nez sous mon gros foulard en laine que je me suis tricoter cette semaine. Écouteurs aux oreilles, mains dans les poches, coeur battant, je suis prete à partir.
Je marche tranquillement sur la rue à sens unique. La neige tombe toujours très doucement. J'ai l'impression de vivre dans une autre dimension. Je me sens si bien entourer de cette magie. Dire que je m'apprête à quitter ce paradis pour aller vers un pays sans aucune froideur, sans aucun silence. Je ressens une grande douleur au fond de ma poitrine, comme si le trou que j'avais déjà acquis s'agrandissait. Mon coeur me supplit de rester tandis que ma tête me crit d'être gentille et de partir. Peu importe, ce n'était que pour deux semaines...deux longues semaines loins de mon chez moi. J'avais jamais vécu un noel loin de chez moi. Pourtant le problème n'était pas la. J'avais tout simplement mal. J'avais déja eu auparavant le mal de vivre, le mal d'aimer, le mal de pardonner, le mal de mer, le mal de l'air, le mal de coeur, mais rien ne pouvait se comparer au mal que je pouvais ressentir au fond de moi en ce moment même. C'est comme si tout les sentiments que j'ai pu sentir voulait prendre toute la place en moi, comme si chacun d'eux se battait pour conquérir mon âme. J'ai envie de crier. Mes lèvres se serrent. J'ai de plus en plus mal à la tête. Tout ce passent trop rapidement ainsi que trop lentement. Je n'en peux plus. J'ai besoin de respirer. J'ai besoin de vivre toutes les parcelles de ma vie, une à une, sans me presser.